Lectures et rencontres d'auteurs

Ryoko SEKIGUCHI

Fade, les ateliers d'Argol, 2016

Écrivain, traductrice. Née à Tokyo en 1970, vit à Paris.
Sous le principe d’« écrire double », elle traverse plusieurs disciplines et territoires ; elle écrit en français et en japonais, traduit dans les deux sens, travaillant dans la littérature et la gastronomie.

Dans ce petit livre, Fade, publié dans l’audacieuse maison d’édition les Ateliers d’Argol, Ryoko Sekiguchi fait vaciller nos certitudes.

Elle y questionne sous un angle culturel et philosophique notre rapport au goût et à l’alimentation et dresse un éloge de la diversité, de la différence et de la découverte...

La perception du goût est-elle universelle ou culturelle ? Qu’est-ce qui distingue la gastronomie française de la cuisine nippone ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses lors des différentes rencontres à la découverte de l’art de vivre à la japonaise.

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Bernard FRIOT

La bouche pleine, encore des poèmes pressés, (avec l'illustrateur Martin Jarrie), Milan, 2015

Bernard Friot est né près de Chartres en 1951, mais il a posé ses valises dans de nombreuses villes de France et d’Allemagne.
Après avoir été longtemps enseignant de Lettres, puis responsable du Bureau du livre de jeunesse à Francfort, il se consacre désormais à l’écriture et à la traduction de l’allemand et de l’italien. Il a publié plus de 60 titres « tout public », abordant des genres très divers : histoires courtes, albums, contes musicaux, romans, poèmes, manuels d’écriture créative, chansons. Il collabore régulièrement avec des musiciens, des comédiens et metteurs en scène. Ses livres sont traduits en une quinzaine de langues.

Avec Bernard Friot, les mots et les histoires deviennent de délicieuses
gourmandises ! Sons, sens, expressions, mots et phrases se rencontrent et
se revisitent dans d’appétissants poèmes gorgés de saveurs. Envie de vous
amuser autour de la langue et des mots ?
Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte ! Allez à table !

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Marie-Hélène LAFON

Joseph, Gallimard (Réédition après Buchet Chastel), 2016

Marie-Hélène Lafon est née en 1962 dans le Cantal dans une famille de paysans.
Elle vit et travaille à Paris.

Muse du monde paysan et de la ruralité, Marie-Hélène Lafon partage dans ses romans le déclin et la résistance du monde qui l’a élevée et vu grandir.
Déclin qu’elle illustre par l’évolution des modes de vie et de production de la paysannerie jusqu’au modèle de l’agriculture industrielle dévitalisée d’aujourd’hui.
Et la gourmandise nous direz-vous ?
Avec le déclin de la paysannerie, c’est un processus de production de notre alimentation, local et saisonnier qui s’éteint. Plus largement c’est la relation sensible entre l’homme et la terre nourricière qui disparaît au profit d’une approche rationalisée et rentable.

Pourrons-nous encore goûter aux plaisirs de la nature ? Doit-on regretter le passé ? Cet ancien pays de Cocagne est-il définitivement condamné ?
Quels sont les modes de résistances dans les romans de Marie-Hélène Lafon ?
Autant d’interrogations qui animeront les lectures et la rencontre avec cet auteur.

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Lucien SUEL

Mort d’un jardinier, Gallimard, 2010

Lucien Suel, poète ordinaire, romancier et traducteur, habite dans les Collines d’Artois où il a bâti sa maison. Il a publié dans les années 70-80 la revue Starscrewer dédiée à la Beat Generation, et la mini-revue dadaïste-punk Moue de Veau.
Il anime, depuis 2005, le blog « Silo – Académie 23 ».
Ses oeuvres imprimées et ses prestations scéniques couvrent un large registre, allant de coulées verbales beat à l’expérimentation de nouvelles formes (poèmes express, vers arithmogrammatiques, twittérature). Il a publié cinq romans, deux albums de dessins et de très nombreux ouvrages de poésie.

Quel plaisir de retrouver le poète nordiste Lucien Suel pour une lecture performance d’une sélection de textes sur la gourmandise ! Au menu, un florilège de recettes, de goûts et d’odeurs extraits de Mort d’un jardinier, Ni bruit ni fureur, ou encore du mystérieux Angèle ou le syndrome de la Wassingue.
Plus de trente années de recherches littéraires mijotées ici...
À consommer sans modération !

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Michèle BARRIERE

Souper mortel aux étuves, Le livre de poche, 2009

« Écrire des polars historiques et culinaires, c’est vivre entre son ordinateur et ses plaques de cuisson, la tête dans les textes anciens et les mains dans la pâte à tarte.» Historienne de l’alimentation, écologiste de la première heure, Michèle Barrière s’est consacrée à la défense des races animales et des légumes dits « oubliés ».
Elle a commencé en 2004 le récit de la dynastie Savoisy, de 1393 au XXe siècle. Ses polars historiques retracent l’histoire, l’évolution de la cuisine et des manières de table. Un cahier de recettes d’époque, facilement réalisables, accompagne chaque livre.

Dans la bibliographie de Michèle Barrière difficile de choisir un texte sur la gourmandise tant elle est passée maître en la matière. Conférences littéraires sur l’histoire de la cuisine et dégustations seront donc au programme pour un voyage dans le temps, sur les traces de nos recettes et de nos produits du terroir... Une rencontre passionnante agrémentée de plats et de dégustations de recettes historiques !

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isabel ASÙNSOLO

La Fleur de Chiyo, éditions Henry, 2017

Née à Madrid, biculturelle espagnol-français et ingénieure agricole.
Au bord de la mare de Plouy Saint-Lucien en Picardie, elle dirige depuis douze ans les Editions L’iroli spécialisées dans le Haïku. Coprésidente de l’Association francophone de haïku et rédactrice de la revue Gong, isabel anime des ateliers d’écriture en Picardie et ailleurs, auprès de la jeunesse surtout... Elle est illustratrice aussi.

La Fleur de Chiyo est le premier roman d’isabel Asúnsolo.
Dans cette parabole écologique, tout gravite autour de la vie d’un hameau, hors du temps et de l’espace, régi par ses propres lois. Pour une raison mystérieuse, la fleur de chiyo, le liseron, y est interdite et traquée… pourtant une jeune femme les cultive en secret au péril de sa vie. Un roman rempli de mystère et d’interrogation dont l’écriture éveille les plaisirs des sens, des goûts et des mots.

Laissez-vous tenter par ce texte sensible lors des rencontres-lectures et peut-être aurez-vous la chance d’échanger autour d’un potage dont l’auteur a le secret.

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Christophe LEON

Le goût de la tomate, éditions Thierry Magnier, 2015

Christophe Léon a publié, outre une dizaine de romans et essais en littérature générale depuis 2002, plus de 40 romans jeunesse pour les ados et adultes en l’espace de 11 ans, dont plusieurs traduits à l’étranger.
Il a été récompensé par de nombreux prix.
La protection de l’environnement les faits de société et les dangers de la mondialisation sont les thèmes qu’il aborde à travers ses livres.
Depuis octobre 2015, il est directeur de la collection Rester Vivant aux éditions du Muscadier.

Le court roman dystopique Le goût de la tomate met en scène un monde où les jardins ont disparu et dans lequel, l’alimentation est contrôlée par l’État.
En secret, un père et son fils bravent l’interdit et cultivent leur jardin en quête du goût de la liberté.
L’auteur Christophe Léon est fait du bois des éveilleurs de conscience.
Une rencontre pour petits et grands qui ne laissera personne indifférent.

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