Gourmandise(s)

La thématique

« De toutes les passions, la seule vraiment respectable ma paraît être la gourmandise », Guy de Maupassant, Amoureux et primeurs, 1881.

Si la Gourmandise se définit comme « l'aptitude à apprécier la nourriture, à prendre du plaisir à boire et à manger », elle n’en est pas moins une notion restée longtemps ambivalente.
Aussi, jusqu’au XIXe siècle, ce « plaisir », lié à la consommation excessive, onéreuse et superflue de nourriture a suscité de nombreuses condamnations : elle reste tout de même un péché capital !
Au XIXe siècle cependant, le sens du mot évolue et la gourmandise est réhabilitée.
Recevoir devient un art et le gourmand devient gourmet. Lui, sait apprécier et le bon et le beau… !
C’est aussi à cette période que de nombreux écrivains commencent à s’intéresser à la cuisine. On pense aux écrits d’Alexandre Dumas, avec son Dictionnaire de cuisine par exemple.


Les mets et les mots

« J’aime ce qui me nourrit, le boire, le manger, les livres », Etienne de La Boétie. XVIe siècle.

« Avoir le goût de lire », « dévorer un roman », « écrire des tartines », « se nourrir l’esprit »…
Les parallèles entre le manger et le lire sont nombreux. Lire, c’est incorporer un savoir et emmagasiner des connaissances mais c’est aussi se délecter et se régaler.
En fin de compte, passer un bon moment à écouter une histoire, c’est tout comme faire un bon repas.


Gourmands, trop gourmands ?

Aujourd’hui, l’essor de l’agroalimentaire et l’industrialisation ont profondément modifié notre rapport aux aliments et au goût.
Les aliments sont présents en abondance partout. Les fruits et légumes saisonniers emplissent les étals des supermarchés tout au long de l’année, interrogeant notre rapport aux cycles de culture.
Tout est présent en quantité, et ces modes de production offrent une palette de goûts nouveaux qui influe et modifie profondément notre appréciation.

Cette recherche de la quantité ferait-elle du tort à la qualité ?
Notre société serait-elle trop gourmande en produisant toujours plus sans respecter la nature ?
Cette surproduction et ce gaspillage ont-ils seulement un sens ?
Quel est l’impact de la société industrielle et de l’agroalimentaire sur notre perception du bon ?
En fin de compte, le désir de manger est-il culturel, sociétal ou universel ?

Autant de questions que la programmation de ces pages soulèvera en témoignant de l’homme et de son rapport au monde… par gourmandise.

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